L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.
Pas de quoi faire des gorges chaudes serait-on tentés de dire de prime abord.
La presse papier locale, et notamment la presse hebdomadaire, ne publie-t-elle pas régulièrement des articles intégralement rédigés par le service communication de la mairie ? Des articles dans lesquels le dit service n'hésite pas à mettre en scène les responsables locaux dont il doit assurer la promotion, au travers d'interviews aux questions aussi ampoulées qu'improbables.
Faire paraître de vrai-faux articles est donc une pratique courante.
Mais le cas présent est différent. Habituellement, les articles publiés, même émanant d'une source extérieure, le sont sous couvert de la signature d'un journaliste. Ce n'est pas le cas ici : seuls les responsables de trois associations apparaissent comme signataires.
Ce qui signifie très clairement qu'il ne s'est trouvé aucun journaliste du Dauphiné Libéré pour accepter d'avaliser par sa signature le contenu de cette déclaration.
Dès lors, on ne peut qu'être choqués par cette parution. D'autant plus qu'elle est outrageusement mise en valeur et en évidence par l'emploi de la couleur : une pratique exceptionnelle et rarissime pour un article de presse.
Mais on peut aussi en déduire que, si la rédaction aixoise du Dauphine Libéré n'a pas avalisé cette déclaration par sa signature, c'est que son contenu est fortement sujet à caution. Et c'est sans doute le point capital de ce triste épisode. On connaît en effet la propension de la rédaction aixoise du Dauphiné Libéré à assurer la promotion de la personne et la politique de Dominique Dord.
En refusant d'accorder son crédit à une déclaration qui vante en les idéalisant jusqu'à l'excès les mérites supposés d'un plan de relance des Thermes Nationaux conçu par Dord lui-même, le Dauphiné Libéré se démarque pour la première fois de sa ligne éditoriale habituelle, et discrédite par là-même le dit plan.
Faut-il y voir le signe d'une ouverture, d'une prise de conscience, et l'espoir d'une information désormais plus objective ? Ou bien n'est-ce qu'une anicroche sans lendemain ?
Il convient de ne pas s'emballer. Parce que malgré tout, la déclaration en question a tout de même été publiée, et qui plus est en bonne place ! Mais on a le droit de rêver un peu quand même non ?
| Petites réfléxions à propos de la réunion du 15 janvier, qui a donné lieu à ce fameux "communiqué de presse" |
| LES RESPONSABLES DES TNAB EN MANQUE DE CONFIANCE La réunion en question, organisée à l'initiative des responsables des TNAB, s'est tenue à huis clos, la presse ayant été priée d'attendre dehors. Au vu de la suite, on comprend mieux pourquoi : les TNAB entendent maîtriser totalement la communication sur le sujet, quitte à devoir payer pour faire passer leur message par voie de presse. Un "petit détail" qui en dit long sur le peu de confiance que les responsables des TNAB placent dans la légitimité réelle de leur plan de relance. LES HOTELIERS NE SOUTIENNENT PAS LE PLAN DE RELANCE | COMMENT PEUT-ON SOUTENIR SANS RESERVE UN PLAN DONT ON N'A PAS SUIVI L'EXPOSE JUSQU'AU BOUT ? Les journalistes et les « thermo-résistants » qui ont eu la patience de faire le pied de grue en attendant la fin de la réunion du 15 janvier ont pu constater qu'un éminent participant à cette réunion l'a quitté en cours de route, bien avant sa fin. Ce qui en soi ne poserait aucun problème, si on ne retrouvait le nom de cette personne parmi les signataires de la fameuse déclaration du 18 janvier. Comment cette personne peut-elle bien donner son aval à un plan de relance dont elle n'a pas écouté l'exposé jusqu'au bout, loin s'en faut ? |