Revoilà l'affaire de la maison la bicoque de Voglans à la une de l'actualité. Enfin pas chez tout le monde. Nos camarades de la presse papier locale ne semblant toujours pas s'émouvoir le moins du monde qu'une collectivité puisse décider d'acquérir une bicoque insalubre et 740 m² de terrain pour le prix de 430.000 euros.
Pour le journal d'Aix les Bains, ce qui justifie ce retour sous les feux de l'actualité de cette affaire, ce sont les dates inscrites en préambule de la convention passée entre la mairie de Voglans et la CALB.
Dates qui précisent d'une part que Dominique Dord est dûment habilité à signer la convention par une décision en date du 2 juillet 2002, et d'autre part qu'Yves Mercier (maire de Voglans) est lui habilité à signer par décision en date du 26 janvier 2003.
Sachant, comme nous le rappelle le journal d'Aix les Bains qu'en 2002, la CALB n'existait pas encore (elle fut créée en 2007), que Dominique Dord ne pouvait donc en aucun cas en être le président (d'autant qu'il n'a été "élu" à cette fonction qu'en 2008) et qu'Yves Mercier n'est maire de Voglans que depuis mars 2008, on se demande bien comment ces personnes peuvent être habilitées à signer quoi que ce soit par des décisions datant de 2002 et 2003 !
Pour notre part, on ajoutera que la convention précise que l'achat réalisé se fait dans le cadre de l'exercice du droit de préemption de la commune. Lequel droit de préemption s'opère généralement au prix le plus bas possible. Et là, très honnêtement, on a bien du mal à croire que 430.000 soit le prix le plus bas possible pour cette bicoque. Et même si on ne veut pas accorder de crédit aux estimations des agents immobiliers, qui donnent plutôt une valeur maximale de 150.000 euros (3 fois moins), on se souviendra que l'estimation donnée par les Domaines est elle-même inférieure de 70.000 euros à la somme payée par la CALB.
Dans le fond, nos confrères de la presse locale ont raison. Pourquoi parleraient-ils de cette affaire ? Rien de plus normal pour une collectivité d'exercer son droit de préemption en payant le bien préempté au moins trois si ce n'est quatre fois sa valeur réelle.
Pour vous rafraichir la mémoire sur ce sujet, vous pouvez lire ou relire notre article
02/12/2008 - Combien pour cette maison dans la vitrine ?