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L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.

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01/04 - SI VOUS NE CUMULEZ PAS LES MANDATS ...

« Si vous ne cumulez pas les mandats, vous ne pouvez pas être au fait de tout ». C'est ce que déclare Dominique Dord dans une interview à l'Hebdo des Savoie (édition du 26 mars, page 5). Il est vrai qu'en matière de cumul de mandats et de fonctions, le député-maire aixois, président de la CALB, et de plein d'autres choses, en connait un rayon.

Faut-il pour autant accord du crédit à cet avis de « spécialiste » de la question ?

C'est un peu difficile. D'abord parce qu'il est juge et partie, ce qui n'est jamais bon.

Ensuite parce que les « arguments » exposés par Dord à l'appui de cette affirmation semblent bien peu solides. Par exemple quand il explique que pendant qu'il est à Paris (le mardi et le mercredi) pour ses fonctions à l'Assemblée Nationale, il continue de gérer les affaires aixoises en étant en relation permanente par téléphone et par internet.

On imagine mal un député, quel qu'il soit, traiter par téléphone ou par internet des affaires de sa commune tout en siégeant à une séance de l'assemblée, ou en participant à une réunion de commission. Ou alors c'est qu'il fait bien peu de cas des affaires nationales dont il est censé s'occuper pendant ce temps !

Il faut en tout cas espérer que notre belle jeunesse ne s'avisera pas de lire cette interview de Dominique Dord. Sinon, ça risque de grincer des dents dans les établissements scolaires, quand les élèves expliqueront à leurs professeurs qu'ils peuvent en même temps suivre le cours et téléphoner à un copain tout en surfant sur internet pour savoir où sortir ce week-end !

Quant à l'affirmation de Dominique Dord, il convient sans doute de la rapprocher d'une déclaration antérieure (mais toute récente), faite par ses « collègues » de la CALB : « Il est trop souvent absent, et il ne connaît pas les dossiers(1) ». C'est ce qui s'appelle être descendu en plein vol. Ou encore pulvérisé par les faits.

Mais hélas, le non cumul des mandats, c'est comme le scrutin proportionnel : cela va à l'encontre des intérêts partisans des deux grandes tendances politiques qui se partagent le pouvoir depuis 30 ans en France, à savoir l'UMP(2) à droite et le PS à gauche. Et ces deux là ne sont pas prêts de lâcher le morceau : la défense de leurs intérêts partisans passe sur ce point bien avant la défense de l'intérêt général.


(1) Lire par ailleurs  22/03 - CA GRONDE A LA CALB

(2) Et ses prédécesseurs. Autres noms, mais même parti.

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P
Bonjour,Attention ; le PS n'a jamais eu la majorité au sénat pour faire passer ce type de réforme. Bonne soirée,
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A
<br /> Mais a-t-il pour autant simplement essayer de faire la dite réforme ?<br /> Pas dans nos souvenirs ...<br /> <br /> <br />
R
sauf que pour les élections européennes, le P.S. a fait un pas en avant. Pas de candidats cumulards. Petit pas certes mais il faut bien commencé. Cela a été à l'origine de criailleries internes (toi, mon collomb..;eut dit Brassens) et la presse s'est gaussée des "divisions" du PS au lieu de saluer cette avancée démocratique. Ne faites pas pour autant dire que le PS est parfaitement uni.
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A
<br /> Au risque de nous entendre reprocher de toujours vouloir avoir le dernier mot, il convient que l'on explicite notre position concernant le PS.<br /> <br /> Les socialistes ont eu les pleins pouvoirs sur le pays pendant de nombreuses années depuis 1981 et l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République.<br /> <br /> Des années qu'ils auraient pu mettre à profit pour réformer en profondeur le système électoral français, notamment sur les thèmes du cumul des mandats et du scrutin proportionnel. Or<br /> le constat est clair : ils ne l'ont pas fait, se contentant de quelques mesurettes de ci ce là en matière de "dose de proportionnelle".<br /> <br /> La raison en est simple. Quand on est un des deux partis dominants, qui plus le parti qui détient le pouvoir, on n'a aucun intérêt à transformer le mode de scrutin en mode proportionnel : c'est<br /> donner le bâton à ses adversaires politiques pour se faire battre. Donc le PS en son temps, comme le RPR/UMP joue la carte de l'immobilisme. Aucun intérêt, sauf l'intérêt général ...<br /> <br /> Pas de "cumulards" dans les candidats PS pour le Européennes de juin 2009 ? La belle affaire. Ce n'est pas un pas en avant : c'est un début de frémissement à peine perceptible. D'autant que, sauf<br /> erreur de notre part, certains candidats PS occupent actuellement d'autres fonctions d'élus, dont ils ne démissionneront que si ils sont élus à la députation européenne.<br /> <br /> Quel beau message qui dit en substance aux électeurs : et bien voila, je suis pour l'instant votre maire (par exemple), si je suis élu député européen, je démissionnerai, mais si je ne suis pas<br /> élu, je garderai ma fonction. En gros je brigue une plus haute fonction (plus prestigieuse, plus rémunératrice) mais si je me plante, et bien je continuerais à faire comme si de rien n'était.<br /> <br /> Maintenant, si les candidats du PS s'engagent à démissionner de leurs fonctions actuelles, qu'ils soient élus aux européennes ou qu'ils ne le soient pas, là oui, ça sera un pas en avant !<br /> <br /> <br />