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Bien étrange justice que celle rendue quasiment au même moment dans deux affaires qui concernent Albertville. L'une pour une histoire de snowboards non restitués, et l'autre concernant l'affaire de l'incinérateur de Gilly sur Isère.
La première affaire concerne en fait la station des Karellis, et a simplement été jugée à Albertville. Un touriste indélicat n'avait pas restitué les deux planches de surf et les deux paires de chaussures qu'il avait louées en février 2008 à un commerçant de la station. Ce dernier a alerté les gendarmes, lesquels, lorsqu'ils ont demandé la restitution des matériels, se sont vu répondre par le locataire que le commerçant « n'avait qu'à venir les chercher lui-même ».
Une attitude pas franchement maligne, et sans conteste condamnable. Mais valait-elle l'année de prison réclamée à l'encontre de son auteur par le procureur de la République. Et vaut-elle les quatre mois de prison ferme auxquels le prévenu a été condamné par le tribunal ?
On ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec la récente condamnation des époux Tiberi, auteurs de faits nettement plus graves, et qui pourtant ne passeront pas une seule nuit derrière les barreaux.
On ne peut pas non plus s'empêcher de rapprocher cette décision de justice d'une autre, qui vient de débouter les victimes de la pollution de l'incinérateur de Gilly sur Isère (près d'Albertville). Des victimes dont le dernier recours est désormais la justice européenne.
Avec cette ultime décision, la justice française envoie en gros ce message : il ne s'est absolument rien passé à Gilly sur Isère : pas de pollution, pas de contamination, pas de victimes, pas de maladies déclarées ou a venir. Non, rien de rien.
On comprend mieux pourquoi les associations de victimes et d'une façon générale l'ensemble des parties civiles, emploient le terme « d'injustice française ».
A voir le site de l'ACALP :
http://acalp.blogspot.com/