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L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.

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11/06 - SARKOZY MENTEUR !

« Sarkozy, menteur ! ». Par les temps qui courent, voila un titre qui risque bien d'attirer sur nous les regards de la justice française. Allusion à la plainte pour « injure à un membre du gouvernement dans l'exercice de ses fonctions » déposée il y a quelque temps par Nadine Morano à l'encontre d'une internaute, qui avait écrit à propos d'elle « Hou la menteuse », et qui s'est retrouvée convoquée comme témoin (de quoi !?) par la police.

Mais on assume le risque.

Et puis, Nicolas Sarkozy n'est pas un membre du gouvernement. Il EST le gouvernement. Il EST même la France à lui tout seul.

Mais pourquoi nous permettons-nous de qualifier le chef de l'Etat de menteur ? A cause d'une déclaration faite lors de sa visite du 9 juin à l'Institut National de l'Energie Solaire à Technolac. « La France en tête de tous les pays sur l'énergie nucléaire pensait ne pas avoir besoin des énergies renouvelables. C'est une erreur car la demande d'énergies décarbonnées va exploser ».

Où est le mensonge ? Pas sur le fait que la France soit leader mondial du nucléaire civil. Avec un super VRP comme notre président, c'est d'ailleurs un leadership qu'on n'est pas près de perdre. Mais sur le fait que « la France pensait ne pas avoir besoin des énergies renouvelables ».

Cette affirmation est aussi fausse que les seins de Pamela Anderson !

Que les dirigeants politiques de tous bords qui se sont succédés à la tête du pays depuis des années aient pu penser, et pour certains pensent encore, que la France n'avait pas besoin des énergies renouvelables, c'est totalement vrai. Si tel n'avait pas été le cas, nous ne serions pas dans la situation actuelle, où moins de 10% de l'énergie que nous consommons provient de sources renouvelables(1).

Que ces dirigeants politiques aient eu ce point de vue, manquant en l'espèce cruellement de clairvoyance, oui ! Mais que la France ait eu cette vision, NON !


Cela fait des années, voire des décennies que les mouvements écologistes se battent pour la sortie du nucléaire et pour le développement des énergies renouvelables en France. Des années de combat face aux pouvoirs publics qui les ont ignoré, et qui aujourd'hui, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, se posent en héros précurseurs de la défense de l'environnement et du développement des énergies renouvelables.

Plus le mensonge est gros, et mieux il passe. Là, le mensonge est énorme. C'est même carrément un mensonge d'Etat, puisqu'il provient de son chef.

Un chef de l'Etat qui se veut un précurseur, mais qui n'est ici qu'un usurpateur qui, dans sa précipitation à vouloir surfer sur la vague verte, oublie un point crucial : favoriser le développement des énergies renouvelables, c'est bien, et toute mesure venant à l'appui de cette volonté est la bienvenue. Mais réduire notre consommation énergétique, c'est tout aussi et même plus important !

Et c'est là que l'on voit bien le côté artificiel de « l'engouement » du chef de l'Etat pour l'environnement. La baisse de la consommation énergétique n'est pas à son programme : pour cause d'incompatibilité dogmatique avec la sacro-sainte croissance et la non moins sacro-sainte consommation tout court.

Mais c'est promis, le jour où Nicolas Sarkozy arrêtera de se déplacer en avion, trainant dans son sillage des bus de CRS, le jour où il viendra en train jusqu'à Chambéry avant de prendre un vélo ou une voiture électrique pour aller à Technolac, oui ce jour là nous irons lui faire la claque en compagnie des jeunes militants UMP réquisitionnés tout exprès.


(1) Dont la plupart sont des sources hydroélectriques, dont la construction ne doit rien aux dirigeants politiques évoqués plus haut
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S
Tout à fait, à lire à ce sujet sur le site d'Aix avenir : GRENELLE, DEVELOPPEMENT DURABLE : PAROLES, PAROLES...
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S
<br /> <br /> EN VISITE EN SAVOIE Sarkozy surfe sur la vague verte<br /> par Virginie MONTVIGNIER MONNET | le 09/06/09 à 18h50<br /> Hier, au Bourget-du-lac, Nicolas Sarkozy a visité l'institut national de l'énergie solaire. Lors de son discours, il a réaffirmé sa volonté de faire de la France un "leader" des énergies renouvelables sans renoncer au nucléaire et renouvelé sa promesse de tenir les engagements du Grenelle de l'environnement. "Nous allons devenir leader des énergies décarbonées de demain sans rien abandonner de ce que nous avons comme avance sur le nucléaire", a déclaré le président de la République lors d'une table-ronde, déplorant le "retard" pris dans le pays par le développement des énergie renouvelables. "La France, en tête de tous les pays sur l'énergie nucléaire, pensait ne pas avoir besoin des énergies renouvelables [...]. Nous allons prendre aujourd'hui des décisions pour les énergies renouvelables aussi importantes que celles qui ont été prises dans les années 1960 par le général de Gaulle pour le nucléaire", a-t-il promis. A ses côtés, le Savoyard Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, faisaient partie du déplacement. Ensemble, ils ont visité les installations du site savoyard.<br /> "Nous avons inventé le Grenelle de l'environnement"<br /> Pour doper la recherche, Nicolas Sarkozy a répété son engagement d'investir autant dans les énergies renouvelables que dans le nucléaire de troisième génération. "Là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons un euro pour la recherche sur les énergies propres", a-t-il dit. "C'est une véritable stratégie énergétique [...]. Vous aurez les moyens, on doit devenir les leaders dans la matière", a lancé Nicolas Sarkozy aux chercheurs réunis au sein de l'Institut national de l'énergie solaire. Tout au long de son propos, le chef de l'Etat s'est plu à rappeler ses positions en faveur de la défense de l'environnement, deux jours après la percée (16,2%) de la liste Europe Ecologie emmenée par Daniel Cohn-Bendit aux élections européennes. "La croissance durable, j'ai fait campagne sur ce thème [...] avec Jean-Louis Borloo, nous avons inventé le Grenelle de l'environnement", a-t-il tenu à rappeler. Par là, le président a tenu à s'inscrire dans une dynamique environnementale qui semble prendre de l'ampleur, alors qu'on disait le Grenelle "enterré" il y a encore peu. On savait le chef de l'Etat fan de jogging. On lui découvre, aujourd'hui, une nouvelle passion pour le surf... sur une vague verte. http://www.ledauphine.com/index.jspz?chaine=26&article=145320&xtor=RSS-26 ---------------------------------- <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Dépêches AFP<br /> Dépêches AFP<br /> <br /> <br /> LE BOURGET-DU-LAC (Savoie), 9 juin 2009 (AFP) Après la percée écologiste, Sarkozy se pose en champion de l'environnement<br /> Deux jours après le carton des écologistes aux européennes, Nicolas Sarkozy est venu savourer mardi le succès de l'UMP en faisant campagne, sous le soleil savoyard, pour la défense de l'environnement et des énergies renouvelables.<br /> Officiellement, cette visite présidentielle sur les bords du lac du Bourget avait été programmée il y a une dizaine de jours. Mais, comme s'en est réjoui un de ses proches, "la baraka fait partie de la bonne gestion".<br /> Après la percée de la liste Europe-Ecologie de Daniel Cohn-Bendit, arrivée avec 16,2% des voix sur la troisième marche du podium européen à un souffle du PS, le chef de l'Etat s'est plu à se présenter en champion de la cause verte.<br /> "Nous allons devenir leader des énergies +décarbonées+ de demain sans rien abandonner de ce que nous avons comme avance sur le nucléaire", a-t-il proclamé à l'Institut national de l'énergie solaire (Ines). "Nous allons prendre aujourd'hui des décisions pour les énergies renouvelables aussi importantes que celles qui ont été prises dans les années 1960 par le général de Gaulle pour le nucléaire".<br /> Pour doper la recherche, il a répété son engagement d'investir autant, à l'euro près, dans les "énergies propres" que dans le nucléaire de troisième génération (EPR).<br /> Des arguments qui n'ont pas convaincu le réseau Sortir du nucléaire, qui a estimé que le chef de l'Etat "fait mine de promouvoir les énergies renouvelables mais en réalité, réaffirme son soutien sans faille à l'énergie nucléaire".<br /> Pas plus que le député Verts Noël Mamère, qui a appelé à "arrêter de nous faire croire que la droite serait par miracle devenue le 7 juin au soir écologiste", alors que le Premier ministre François Fillon a évoqué mardi à l'Assemblée "l'importance grandissante de la question environnementale".<br /> Mais à tous ceux qui le soupçonneraient d'une opportune captation de l'héritage vert, Nicolas Sarkozy rappelle l'antériorité de son engagement. "La croissance durable, j'ai fait campagne sur ce thème (...) avec (le ministre de l'Ecologie) Jean-Louis Borloo, nous avons inventé le Grenelle de l'environnement".<br /> Pour gonfler son palmarès de "meilleur écologiste de France", il s'est également plu à rappeler son rôle dans l'adoption, sous présidence française de l'Union européenne (UE) en décembre, du plan européen de lutte contre le réchauffement climatique.<br /> A en croire son entourage, l'environnement devrait figurer en bonne place dans la liste des "priorités" politiques dont Nicolas Sarkozy devrait annoncer publiquement la mise en oeuvre d'ici "quelques jours", après la phase de "consultation" engagée après les européennes.<br /> Alors que bruissent les rumeurs sur ces "initiatives" et le remaniement attendu du gouvernement, le chef de l'Etat est resté mystérieux mardi, même si sa secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a évoqué l'idée d'un vice-premier ministre chargé du développement durable.<br /> "Je vais prendre quelques jours pour réfléchir calmement", s'est contenté de dire M. Sarkozy à la presse, "tranquillement on prendra les décisions qu'il faudra pour poursuivre le travail et obtenir des résultats".<br /> En attendant, les bruits courent. Yann Arthus Bertrand au gouvernement? "Pas du tout mon truc", a dit sur RTL le photographe, auteur du film "Home", encensé par le président. Nicolas Hulot? Daniel Cohn-Bendit a en tout cas assuré à Libération qu'il n'avait pas reçu de coup de fil présidentiel et exclu une "ouverture" verte: "Je suis absolument sûr qu'il ne proposera rien aux gens d'Europe Ecologie".<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> -- Fermons Fessenheim et sortons du nucléaireRassemblement européen les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar (Alsace)Informations, départs groupés et programme sur : http://fermons-fessenheim.org----Jocelyn PeyretCoordination nationale actions & groupesReseau Sortir du nucleaire30 rue du Nord68000 ColmarTel fixe : 03 89 41 80 95Portable : 06 20 36 57 17Mail : jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.frWeb :http://www.sortirdunucleaire.orghttp://www.stop-epr.org<br />
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A
<br /> Ce qui semble surtout renouvelable chez Sarkozy, ce sont ses promesses. Mais pour ce qui est de les tenir !<br /> <br /> <br />