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Nous ne disposons pas des moyens financiers de la municipalité aixoise et de la CALB pour mener à bien (à mal ?) de très sérieuses études et concours d’idées sur l’aménagement des bords du lac. Nous le regrettons. Les contribuables aixois et des autres communes de la CALB sans doute un peu moins, eux qui viennent déjà de se prendre une ardoise de 77.000 euros pour un « concours d’idées » à un seul candidat, avec un résultat aussi irréalisables que dispendieux.
Mais absence de moyens financiers ne signifie par pour autant absence d’idées. Alors, à défaut de pouvoir vous présenter de belles images de synthèse en 3D qui font rêver (ou cauchemarder, ça dépend du point du vue), on va faire appel à votre imagination pour « visualiser » ce que pourrait donner notre « projet ».
Un projet dans la droite ligne de ce qui a été présenté au début de l’été aux élus de la CALB et aux élus aixois : un projet grandiose grandiloquent, parfaitement réalisable totalement irréalisable, et tout à fait finançable par la collectivité dont le coût dépasse très largement les moyens financiers de la ville et de la CALB réunies !
Les idées maitresses en sont : l’ouverture réelle de la ville (et même du centre ville sur le lac), la création d’un nouveau quartier écologique, et le renforcement de l’attractivité touristique des bords du lac.
Pour atteindre ces objectifs au combien ambitieux, nous avons fait le choix d’une solution encore plus ambitieuse. Jugez plutôt !
Afin d’ouvrir une réelle perspective sur le lac depuis le centre ville, nous proposons d’ouvrir une vaste tranchée dans la colline de Tresserve (zone en jaune sur l’image ci-dessous, la flèche jaune indiquant la perspective sur le lac depuis le centre ville).
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)
C’est sur les flancs abrupts de cette vaste saillie que prendrait naissance le nouveau quartier écologique, constitué d’habitations troglodytes (sur la face exposée au soleil), naturellement isolées du chaud et du froid, et qui bénéficieraient également d’une récupération maximale des eaux de pluie et d’infiltration. Sur la face à l’ombre prendraient place des éoliennes géantes, qui profiteraient du vent quasi permanent généré par l’appel d’air entre la ville et le lac.
Les deux pans restants de la colline de Tresserve seraient reliés par un majestueux pont suspendu, offrant un point de vue imprenable à la fois sur les montagnes, la ville et le lac. Il constituerait ainsi un pôle touristique majeur. Il permettrait également la pratique urbaine du saut à l’élastique, ainsi que de la descente en fil d’araignée, attractions touristico-sportives qui font actuellement cruellement défaut à notre ville.
Les millions de m3 de déblais issus de l’ouverture de cette vaste saillie seraient judicieusement mis à profit pour créer deux nouveaux pôles touristiques majeurs à proximité immédiate (pour limiter l’impact écologique qu’induirait un transport sur une longue distance).
D’une part, la création de deux îles artificielles sur le lac (en bleu sur l’image). Etant l’une en forme de faucille, et l’autre en forme de marteau, ces îles prendraient tout naturellement le nom d’Archipel du Goulag. On pourrait y implanter soit des résidences hôtelières de luxe pour nouveaux milliardaires russes nostalgiques du bon vieux temps du communisme stalinien, soit une résidence d’accueil psychiatrique où l’on transférerait les pensionnaires du CHS de Bassens. Le monde entier pourrait ainsi venir observer les fous de Bassens sur leur île, sans avoir pour cela à faire le voyage jusqu'aux Galapagos (comprenne qui pourra).
D’autre part, la création d’un colline « multi fonctions » sur l’emprise sud de la ZAC des Bords du Lac, entre l’avenue promenade où personne ne se promène et le boulevard du port aux filles (en vert sur l’image). Cette colline comporterait sur le dessus un parc public paysagé avec aires de pique-nique, jeux pour enfants, et vue sur les montagnes, la ville et le lac.
Elle abriterait en son sein un parking souterrain (idéal pour cacher les voitures), un immense réservoir de récupération des eaux de pluie afin d’assurer l’arrosage de son parc sommital et des espaces verts environnants, ainsi que la salle des fêtes promise par Dominique Dord aux familles aixoises depuis 2001 mais toujours par réalisée. Cerise sur le gâteau, cette salle des fêtes souterraine bénéficieraient d’une isolation phonique naturelle, et serait donc sans gêne aucune pour le voisinage.
Enfin les flancs de cette colline artificielle seraient eux aussi utilisés. On pourrait par exemple implanter des toboggans aquatiques côté sud et sud-ouest, un téléski avec canons à neige côté nord et nord-est (en partie alimentés en eau par le réservoir de récupération des eaux de pluie), ou encore des pentes école pour l’apprentissage du parapente côté ouest et nord-ouest. Et surtout, tout le pourtour serait utilisé pour implanter un parcours de réintroduction et d’observation du dahu, qui permettrait accessoirement d’occuper les monchus de la capitale en de vaines et longues chasses nocturnes.
Voila mesdames et messieurs. Vous vous dites sans doute que tout ceci est parfaitement stupide. Et quelque part, vous avez raison.
En effet c’est stupide. Tout autant que de vouloir déplacer le club de voile au nord du grand port, à un endroit où les vents dominants rendraient très compliquée toute sortie ou rentrée à la voile. Aussi stupide que de vouloir déplacer la mise à l’eau de l’aviron à un endroit battu par la houle. Aussi stupide que de vouloir bétonner ce qui reste d’espace naturel entre les boulevards Barrier et Garibaldi. Aussi stupide que de vouloir ériger un « phare » de 80m de haut à l’embouchure du Sierroz. Etc.
Avec une différence notoire : tout ceci ne vous aura pas coûté un centime. On ne peut pas en dire autant de l’étude lancée par les élus d’Aix et de la CALB, et financée sur les deniers publics, pour la modique somme (sic) de 77.000 euros(1). Une étude dont les résultats ne sont parait-il pas opérationnels, ni même pré-opérationnels. Ce qui fait qu’on se demande bien à quoi ils servent, et surtout à quoi ont servi les dizaines de milliers d’euros dépensés !