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L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.

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La Savoie toujours en alerte sécheresse

Cela fait maintenant presque deux mois que le département de la Savoie est sous le coup d’un arrêté préfectoral d’alerte sécheresse. Si pour l’instant les conséquences restent limitées, et pas vraiment dramatiques, cette période de sécheresse qui se prolonge doit néanmoins nous interpeler.

Un beau temps est un temps qui change dit le bon sens paysan. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le temps n’a guère changé tout au long de l’été. Et il n’y a guère que les présentateurs télé de la météo pour s’en réjouir.

Certes, pour l’instant, la situation n’a rien de catastrophique. L’approvisionnement en eau potable n’est pas compromis, et les restrictions se limitent à l’arrosage des pelouses et des jardins, et au lavage des voitures. Mais chacun a sans doute en mémoire ces images de champs de maïs séché sur pied, ou d’arbres morts de soif.

Si on peut espérer rapidement une dégradation du temps, qui serait en l’occurrence une embellie, et l’arrivée de la pluie, ce nouvel été sec, qui intervient après la sécheresse de 2003, appelle inévitablement une question : notre territoire a-t-il les moyens écologiques du développement prétendument durable que les responsables politiques locaux « ambitionnent » pour lui ?

Nous avons déjà eu l’occasion d’aborder cette question, sous l’angle de l’occupation du territoire. La disparition progressive, mais visiblement inexorable, sur la commune d’Aix les Bains, de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un espace vert, apporte un élément de réponse. « L’ambition » de Dominique Dord pour notre ville passe par une urbanisation totale.

Et elle passe aussi par une croissance démographique dont non seulement le député-maire se réjouit, au prétexte qu’elle témoigne de l’attractivité d’Aix les Bains et de ses environs, mais qu’il encourage et intensifie également. Faut-il rappeler qu’il entend bien attirer sur Aix, au travers de son projet de ZAC des Bords du Lac, des travailleurs genevois et de la zone frontalière ?

Vous noterez au passage qu’espérer faire venir sur notre commune des personnes travaillant à plus de 75 kilomètres, avec comme seul moyen de déplacement efficace la voiture individuelle, ne relève pas vraiment d’une politique de développement durable.



Projetons-nous un peu dans l’avenir. Actuellement, la croissance démographique annuelle du bassin aixois est de l’ordre de 2%. Si ce rythme se maintient, et visiblement nos dirigeants politiques locaux font tout pour que ce soit le cas, dans dix ans, la population de la CALB frisera les 59.000 âmes, contre 50.000 aujourd’hui. Dans 20 ans, elle approchera les 72.000 personnes. Soit 45% de plus qu’aujourd’hui.

Que se passera-t-il alors si des épisodes de sécheresse similaires à ceux de 2003 et 2009 se reproduisent ? Les conséquences se limiteront-elles à de simples restrictions d’arrosage et de lavage de voiture, et à quelques champs de maïs brûlés par le soleil ? Nos ressources naturelles suffiront-elles à alimenter en eau une population qui aura augmenté de 45%, et dont les besoins en eau auront augmenté en proportion ?

Cela apparaît peu probable. D’autant moins que cette croissance démographique, même hors période de sécheresse, entrainera obligatoirement plus de consommation d’eau, donc en permanence plus de prélèvement dans nos rivières, nos lacs, nos nappes phréatiques. Les ressources disponibles seront donc déjà à un niveau moindre.

Il parait que la CALB, sous la houlette de son nouveau président, entend conduire son développement dans le souci permanent de la protection de l’environnement. Mais peut-on parler de développement durable si on ne prend pas en compte les limites naturelles que l’environnement nous impose ?

Il est sans doute plus que temps de définir quelle est la capacité d’accueil maximal de notre territoire, en termes de population, et de conduire notre politique de développement en prenant cette limite en compte. Mais la volonté politique de le faire est-elle là ? Visiblement non : nos dirigeants préfèrent à l’évidence se « glorifier » de rendre nos communes « toujours plus attractives ». Il est vrai que ce ne sont pas eux qui un jour paieront les conséquences de ce développement soit disant durable, mais avant tout non maîtrisé.

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S
<br /> Entièrement d'accord avec votre article.<br /> Il faut donc tous faire très attention à l'utilisation que nous avons tous de cette ressource en eau et essayer d'en utiliser le moins possible... prévoir des systèmes d'arrosage plus efficaces<br /> (goutte à goutte) pour les plantes, choix de plantes moins gourmandes en eau, récupération d'eau de pluie... Dommage que dans nos pays on n'est pas pensé à l'origine de faire des réseaux d'eaux<br /> distincts (un pour l'eau potable et un pour une eau de qualité moindre pour les toilettes par exemple...)<br /> De plus, au lieu d'être toujours dans le curatif, ne pourrions pas faire plus de préventif en essayant au lieu de "traiter" l'eau pour la "dépolluer", d'éviter les pollutions en amont...<br /> <br /> Il faudrait aussi améliorer le réseau d'Aix qui fuit beaucoup, pour un litre d'eau que vous utiliser à votre robinet, un autre part dans la nature...<br /> Enfin dernière question, avec le pompage autorisé à la SEAB pour la mise en bouteille de l'eau, qu'adviendra-t-il si les réserves venaient à être régulièrement faibles, qui sera prioritaire ? les<br /> citoyens ou la société privée ? ...<br /> <br /> <br />
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