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L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.

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28/04 - CA COULE DE SOURCE ?

Imaginons un instant. Vous souhaitez construire votre maison. Vous commencez donc par (dans l'ordre) ...

1/ bâtir la maison
2/ puis aménager le terrain et réaliser les adductions d'eau, d'électricité, de gaz
3/ et enfin vous terminez par la demande de certificat d'urbanisme et de permis de construire

Logique ? Non, bien évidemment, tout est fait à l'envers. Et avec une telle organisation, il y a peu de chance que votre projet aille au bout.

Et bien c'est pourtant cette « logique » là qui a été employée dans le projet de commercialisation de l'eau de Mémard par le SEAB.

Dans ce dossier, « on » a commencé par réaliser les aménagements nécessaires à cette nouvelle production dans l'usine d'embouteillage de la SEAB. Puis « on » a réalisé les travaux d'adduction de l'eau depuis le puits de Mémard jusqu'à Grésy. Et enfin, « on » s'occupe de pouvoir obtenir les agréments publics pour l'exploitation commerciale de cette eau.

Ce dernier point passe entre autres par une enquête « d'utilité publique » concernant la réalisation d'un périmètre de protection autour de la zone de captage dans le secteur de Mémard.  Laquelle enquête a été close le 24 avril dernier. Un périmètre de protection réclamé à cors et à cris depuis des années par des associations locales (et notamment l'ACCLAME si on ne se trompe), mais que jusqu'à lors aucune autorité n'avait trouvé utile de réaliser. L'eau potable captée à Mémard alimente pourtant les foyers aixois : il était donc, et il est toujours d'ailleurs, d'utilité publique de la protéger. Une « évidence » qui visiblement échappait tant aux services de la Préfecture qu'à nos services municipaux. Et qui échappait aussi aux responsables politiques locaux.

Et voila donc que très brutalement, cette évidence leur saute désormais aux yeux ? Non, bien sûr. L'utilité publique, la vraie, celle de protéger une nappe phréatique qui alimente la population aixoise, n'est pas en jeu ici. Ce qui est en jeu, c'est « l'utilité publique » de permettre à des sociétés privées de vendre comme « eau de source » une eau qui n'est ni plus ni moins que l'eau que les aixois trouvent à leurs robinets. De la vendre et d'en tirer de substantiels bénéfices.

Une « utilité publique » qui, accessoirement (si on peut dire), va se traduire par la production annuelle d'un milliers de tonnes de déchets(1), sans parler de la pollution ni de la consommation énergétique induites par le transport de l'eau jusqu'aux points de vente.




Pour en revenir à la « logique » qui a prévalu dans ce dossier, elle suscite pour le moins quelques interrogations. Sur la compétence de ceux qui ont monté le dossier en question tout d'abord. Ont-ils agi ainsi par incompétence, ou par une volonté délibérée ?

On penche plutôt pour la seconde hypothèse. Car commencer par réaliser les travaux, avant d'avoir la certitude de pouvoir réunir toutes les conditions requises pour la commercialisation, c'est une façon de forcer la main aux autorités. Notamment pour accorder la DUP (déclaration d'utilité publique) sans rechigner(2). Et c'est aussi une excellente façon de couper l'herbe sous le pied aux éventuels opposants aux projets. Lesquels se retrouveraient immédiatement désignés à la vindicte populaire comme responsables d'un gaspillage de l'argent public, puisqu'en cas de refus de la DUP, les investissements réalisés seraient perdus. Curieux retournement de situation puisque, bien évidemment, dans une telle situation, les seuls responsables seraient ceux qui ont conduit le projet à l'envers.




(1) 20 millions de bouteilles par an, à raison de 50g par bouteille

(2) Et vu la façon dont le dossier a été saucissonné en x petits morceaux, histoire d'empêcher tout visibilité globale, on voit bien que les autorités en question n'avaient pas trop besoin de se faire forcer la main.

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S
Info prise sur Terra Eco .Effectivement, bien vu, c'est bizarre et très peu, trop peu... moi je rajouterai bien soit par personne soit millard de tonnes si c'est dans le monde entier ou en france.
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S
L'objet "qui tue" : cette semaine, la bouteille d'eau (http://www.planete-terra.fr/;70-20.html)<br /> <br /> Meilleure, plus sûre, mais aussi plus chère. L'eau en bouteille coule à flots et génère, chaque année, 22 milliards de dollars de recettes sur la planète.<br /> <br /> 89 milliards de litres d'eau en bouteille sont engloutis chaque année dans le monde, soit en moyenne près de 15 litres par an et par personne. Des chiffres vertigineux qui laissent songeur. Derrière ce tableau de performances, quelques croyances ont la vie dure. L'eau en bouteille serait meilleure pour la santé et plus sûre que l'eau du robinet. Pas si évident. En Europe, et notamment en France, les réseaux de distribution sont par exemple strictement contrôlés. La teneur en minéraux, argument favori des marques [1], ne figure par ailleurs dans aucune recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).<br /> <br /> Au plan écologique, la bouteille d'eau n'est pas non plus très propre sur elle. Fabriquée à partir de matière plastique, elle n'est pas toujours recyclée et il lui faut plus d'un millénaire pour disparaître de la nature [2]. Un passif auquel il faut ajouter le prix du transport : 25% de l'eau en bouteille de la planète n'est pas consommée dans son pays de production. Pour couronner le tout, le prix de l'eau en bouteille est renversant. Près de 300 fois plus élevé que l'eau du robinet. A vous couper la soif.<br /> <br /> <br /> <br /> [1] Nestlé Waters est le numéro 1 du secteur avec environ 17,5% du marché.<br /> [2] Selon une étude de WWF réalisée en 2001, une tonne et demie de matière plastique est utilisée chaque année pour l'embouteillage<br />
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A
<br /> "[2] Selon une étude de WWF réalisée en 2001, une tonne et demie de matière plastique est utilisée chaque<br /> année pour l'embouteillage".<br /> Vous êtes sûr de vos chiffres ? Parce que juste pour l'eau de "source" aixoise, on est déjà à 1.000 tonnes annuelles ...<br /> <br /> <br />