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L'actualité locale d'Aix les Bains telle que vous ne la verrez nulle part ailleurs, ou presque. Un complément indispensable à la presse papier traditionnelle et aux organes de propagande de la mairie.

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22/05 - PCB : UN PETIT TOUR ET PUIS S'EN VONT ... AVANT DE REVENIR

En 2008, l'arrêté préfectoral interdisant la pêche de plusieurs espèces de poissons dans le lac du Bourget, pour cause de contamination des espèces concernées par des PCB, avait fait grand bruit. Un grand bruit qui, comme par enchantement s'était tu à l'approche de la saison estivale : il convenait sans doute de ne pas effrayer le touriste.

L'arrêté pris le 5 février dernier par la Direction Départementale des Services Vétérinaires n'a lui pas fait grand bruit. On dirait même qu'il est totalement passé inaperçu. Et pourtant, cet arrêté établit lui aussi l'interdiction de la pêche de plusieurs espèces : omble-chevalier, gardon, anguille et brème.

Par rapport aux arrêtés antérieurs, on note que le lavaret n'est désormais plus interdit de pêche. Mais aussi qu'une autre espèce, la brème, jusque-là autorisée à la pêche, se trouve désormais frappée par l'interdiction.

Du coup on s'y perd un peu. Et on a bien du mal à comprendre comment une espèce telle que le lavaret pourrait avoir été contaminée par la pollution au PCB, puis ne plus l'être, alors que dans le même temps une espèce qui ne l'était pas auparavant, a été elle contaminée. La pollution au PCB serait-elle une pollution « sélective », qui choisirait ses victimes au gré de ses humeurs ? On a quelques doutes ...

A quelques semaines du démarrage de la saison estivale sur le lac du Bourget, faut-il s'attendre à voir, comme en 2008, cette contamination disparaître comme par enchantement, pour « mieux » réapparaître une fois la saison touristique passée ?

Au-delà de toutes ces questions, auxquelles on avoue ne pas avoir de réponses très claires à proposer, plusieurs constats s'imposent.

Tout d'abord, il est évident que, même si des progrès ont été faits en la matière, la transparence et l'exhaustivité de l'information de la population sur les problématiques de santé publique ont encore bien du chemin à parcourir.

On voit ensuite que le principe du pollueur-payeur est une fois de plus battu en brèche. Bien que la pollution du lac du Bourget (et d'autres lacs alpins) soit avérée, et suffisamment importante pour engendrer des interdictions de pêche qui affectent l'économie locale (pêcheurs professionnels, restaurateurs) mais aussi la qualité de vie des populations, à notre connaissance, aucune enquête visant à rechercher l'origine de ces pollutions n'a encore été lancée.

On se risquera enfin à un parallèle peut-être un peu osé entre ces problèmes de santé publique liés aux PCB, et ceux qui pourraient découler de la surabondance des rayonnements électromagnétiques artificiels (téléphonie mobile, Wifi, Wimax ...) dans nos villes. Il y a plus de vingt ans que des associations comme la FRAPNA ou France Nature Environnement essayent d'alerter le public et les autorités sur les problèmes de pollution liés aux PCB. En vain, serait-on tenté de dire. Ou pour le moins avec un succès et une écoute qui ne sont certainement pas à la hauteur des problèmes.

Aujourd'hui, d'autres associations et mouvements écologistes tirent la sonnette d'alarme à propos des rayonnements électromagnétiques. Sans être plus écoutés, et à fortiori encore moins entendus. L'histoire est un éternel recommencement ...

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S
Tout à fait d'accord on devrait faire appliquer le principe de pollueur payeur...Cependant, les PCB sont insolubles dans l'eau et c'est pour cela qu'on les retrouve dans les sédiments au fond du lac. Ils font partie des contaminants bioaccumulables et sont donc logiquement trouvés dans les tissus gras des poissons et donc ensuite dans toute la chaine alimentaire et donc dans les tissus gras de l'être humain...http://fr.wikipedia.org/wiki/Polychloro-biph%C3%A9nyle
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N
N'oublie-t-on pas également que l'eau du lac (donc contaminée par les PCB... puisque c'est le motif de l'interdiction de pêche), est également la source d'eau potable de la moitié du bassin aixois ?Il me semble que dans son livre "Le Monde selon Monsanto", Marie-Monique Robin explique qu'il est très difficile de dépoluer l'eau contenant du pcb (pour la rendre à un niveau acceptable de consommation par l'homme).Je pense que tous les aixois devraient relire les premiers chapitres de ce livre, en ayant à l'esprit que le PCB est aussi présent chez nous, et pas seulement à Saint-Louis, USA. On pourra aussi faire le parallèle en lisant ce livre, avec l'activité d'une grande entreprise aixoise, qui a fabriqué pendant des années des transformateurs, tout comme les entreprises mentionnées aux USA et en Europe par Marie-Monique Robin.
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M
Une possible source de pollution des eaux du lac du Bourget pourrait bien être souterraine. En effet personne ne parle ni ne veut se souvenir de la décharge à ciel ouvert du Viviers du lac, située juste derrière Intermarché en direction de Voglans.Actuellement recouverte de plusieurs mètres de terre, elle n'a jamais été néttoyée. Pourtant pendant des années elle fut le déversoir des toutes les ordures ménagères du bassin aixois et le réceptacle plus ou moins légal des déchets des industries de la vallée et peut-être d'ailleurs.Tout le monde sait ( du moins les habitants du secteur et les autorités ) que ces déchets en décomposition baignent dans les eaux de surface et souterraines de ce marais, lui même en communication directe avec les eaux du lac.D'autre part les pêcheurs notamment chambériens alertent régulièrement sur la pollution chimique des fossés qui entourent les entreprises déployées dans les zones d'activité installées au sud du lac.Mais c'est comme partout : le laissez-aller et le laissez-faire règne en maître ; l'intérêt général subit en silence. Jusqu'à quand ?  Marcel GIRARDIN
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