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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 03:04
De 2004 à 2007, les Thermes Nationaux ont investis plusieurs millions d'euros dans d'importants travaux de rénovation et de réagencement des anciens thermes : réfection de la piscine, réfection du hall d'entrée, remplacement des ascenseurs, réagencement complet du rez-de-chaussée et du 1er étage pour y regrouper les services administratifs et l'accueil des curistes (celui de Chevalley étant fermé), refonte complète de la salle informatique et du réseau ... etc.

A peine plus d'une année après la fin de ces travaux, il convient de se poser la question : à quoi tous ces travaux ont-ils servi ? Et surtout, à qui vont-ils servir désormais, maintenant que les anciens thermes n'exercent plus aucune activité thermale ?

Nous vous proposons quelques éléments de réponse.

Les anciens thermes sont désormais fermés. Leur piscine ne sera donc plus utilisée pour les cures. Seul le groupe Peyrefitte et ses élèves en ont pour le moment l'usage. Rappelons qu'il s'agit d'un établissement d'enseignement privé.

De même, l'accueil aménagé au rez-de-chaussée des anciens thermes n'a plus lieu d'être : on ne va tout de même pas accueillir les curistes "en bas" avant de les envoyer faire leur cure "en haut" (à Chevalley). De leurs côtés les services administratifs peuvent sans doute temporairement rester où ils sont. Mais ça ne peut être que du temporaire. De même pour toute l'infrastructure informatique, qui n'a aucune raison de demeurer "en bas" alors que tout se passe "en haut".

Le hall d'accueil ne devrait logiquement plus être fréquenté par les curistes. En tout cas pas dans le cadre de leur cure, ni de leur accueil, puisque tout se tiendra désormais à Chevalley.

Ne parlons pas des ascenseurs dont l'usage à des fins "thermales" se limite désormais à leur utilisation par la vingtaine de salariés et dirigeants des TNAB qui travaillent encore au 6ème étage (et encore, nombreux sont ceux qui se garent sur le parking situé sous Chevalley, et qui n'empruntent donc pas ces ascenseurs là).

Rappelons aussi que puisque l'établissement doit être privatisé, et que l'activité thermale se limite désormais au seul site de Chevalley, les futures repreneurs n'ont aucune raison de conserver des locaux ou des infrastructures ailleurs qu'à Chevalley même.

Autrement dit, toutes ces rénovations, tous ces travaux, tous ces équipements n'auront quasiment pas servi à l'établissement thermal public, et ne serviront pas plus aux futurs thermes privés (a priori en tout cas).

Et pour le moment, on ne voit guère à qui d'autre ils serviront. Exception faite du groupe privé Peyrefitte qui profite déjà de la piscine, de la bonne image de marque que lui apporte un hall refait à neuf, des ascenseurs eux aussi refaits à neuf, et d'un affichage publicitaire géant et gratuit en plein centre ville.




Au mieux, on est en face d'une accumulation d'erreurs de gestion, qui traduisent une navigation à vue sans plan ni perspective à long terme
. Il conviendrait sans doute de mettre des guillemets à "au mieux", car rappelons tout de même que l'on parle ici d'investissements publics de plusieurs millions d'euros.

Au pire, on est en face d'un détournement caractérisé de fonds publics, provenant de l'état, de la région, du département ou de la ville. Car, sauf erreur de notre part, les fonds en question étaient censés soutenir l'activité thermale publique. En lieu et place de quoi on n'a aucune visibilité sur qui seront les réels bénéficiaires de ces investissements. Le seul à apparaitre clairement étant, de fait, à ce jour,  le groupe privé Peyrefitte.

L'heure est peut-être venue pour les contribuables aixois, savoyards, rhônalpins, français, de mettre sérieusement le nez dans cette affaire. L'union faisant la force, la création d'un groupement de défense des intérêts et droits de ces contribuables ne serait sans doute pas une mauvaise idée. A bon entendeur ...


CA VA MIEUX EN LE DISANT
La privatisation des TNAB est parait-il aujourd'hui inévitable, inéluctable, et nous est présentée comme la seule et unique solution possible.

Pourquoi ? Au motif que le déficit de l'établissement, qui devrait se situer entre 4 et 5 millions d'euros fin 2008, aurait atteint un niveau désormais insoutenable interdisant toute poursuite de l'activité.

Soit. Mais ce déficit aurait-il atteint ce niveau insoutenable si les dirigeants des TNAB s'étaient abstenus de faire réaliser, entre 2004 et 2007, pour plusieurs millions d'euros de travaux qui s'avèrent totalement inutiles à l'établissement à peine achevés ? La réponse est bien évidemment NON !

En clair, la privatisation "inéluctable" ne découle pas d'une quelconque fatalité, mais est bel et bien une conséquence directe des choix de gestion de l'établissement.

Reste à savoir qui a fait ces choix, et pourquoi ?

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