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Transports, déplacements, stationnement

Jeudi 22 décembre 4 22 /12 /Déc 07:45

AvenueItaliePanneau.jpgQuelle différence y a-t-il entre l’avenue d’Italie, dans le quartier de la Liberté, et le chemin des Marmillons, dans le quartier de Lafin ? De prime abord, en consultant un plan d’Aix les Bains, on se dit qu’il ne devrait pas y en avoir. L’avenue d’Italie n’ayant d’avenue que le nom, tout comme le chemin des Marmillons n’a de chemin que le nom. Voila donc deux rues dont la vocation semble être la même. A savoir desservir les quartiers où elles se situent. Pourtant, la municipalité leur réserve deux sorts bien différents.

 

AvenueItalieVue.jpgCommençons par l’avenue d’Italie. Cela fait des années que les riverains font part de leurs griefs concernant la circulation dans cette rue. Et dénoncent notamment une vitesse excessive. Et réclament donc la mise en place d’aménagements. Et depuis des années, la réponse de la municipalité est la même. C’est un problème de manque de civisme, on ne peut pas mettre des ralentisseurs partout, ça couterait cher … etc. Le même discours que Dord sert un peu partout dans les quartiers, quand il n’a pas envie de faire des aménagements routiers. Lesquels ne sont d’ailleurs pas si nombreux que cela en ville. Et ne coûtent pas non plus si cher que cela.

 

En tout cas bien que tout un tas de choses inutiles pour lesquelles l’équipe Dord ne regarde pas à la dépense.

 

 

 

Passons maintenant au chemin des Marmillons. Tout comme ceux de l’avenue d’Italie, les riverains de cette rue se plaignaient des problèmes liés à la circulation. Et notamment de la vitesse excessive. Là aussi, à juste titre. Mêmes maux, même absence de remède ? Non. Visiblement pour le chemin des Marmillons rien n’est trop beau. Ni trop cher. Pour cette rue, la municipalité n’a pas hésité à :

 

- ouvrir une nouvelle rue parallèle (1 M€)

- démolir un rond-point qui venait juste d’être aménagé

- déplacer les problèmes sur les rues voisines

 

C’était il y a six ans. Depuis, les riverains du chemin des Marmillons (et dans la suite de la rue du Colonel Rollet) s’en portent mieux. Leurs voisins de la rue Mottet et des Généraux Forestier ne peuvent pas en dire autant : ils ont hérité de leurs problèmes. Et ont vu toutes les belles promesses faites par Dord en 2005 partir en fumée. En même temps que leur tranquillité et leur qualité de vie.

 

Comme quoi, quand la mairie veut faire des aménagements, elle sait les faire. Reste à savoir pourquoi elle en fait a certains endroits et pas à d’autres. Pour avoir la réponse à cette épineuse question, il suffit souvent de se pencher sur la qualité des riverains des rues concernées. A l’évidence, la présence d’amis ou de relations proches du maire ou de son cercle d’influence constitue un facteur déterminant. Une situation qui, hélas, ne remonte pas à l’arrivée de Dord à la mairie aixoise. Mais qui perdure quand même.

 

LafinCarrefourBis.jpgDeux bananes et des quilles à gogo. A ce carrefour, la ville n'a pas regardé à la dépense. D'autant moins

que ces aménagements sont venus remplacer un rond-point construit quelques mois avant seulement.

 

 

 

LE MOT DE LA FIN

Récemment, les riverains d’un petit chemin privé situé au bout du chemin des Marmillons, ont réussi à obtenir de la ville l’installation de quilles (photo ci-dessous). Ils n’arrivaient, parait-il, plus à sortir de chez eux, à cause des voitures qui coupaient le virage au carrefour. Vu la configuration du plan de circulation du quartier, il n’y a guère que les riverains eux-mêmes pour emprunter cette rue. Où le trafic automobile est plus que réduit. On a donc bien du mal à croire que les habitants voisins de ce carrefour n’arrivaient plus à sortir de chez eux. Mais là où ça devient grotesque, c’est que ce carrefour est un passage obligatoire pour les bus scolaires arrivant de l’école de Lafin. Et avec les quilles mises en place, il leur est désormais très difficile, pour ne pas dire impossible, de prendre le virage à droite qui les ramène dans la rue de Lafin. Et voila comment, par souci de plaire à untel, on en arrive à des aberrations de ce genre.

 

Soyez rassurés braves gens. Tout comme la ville n’a pas hésité il y a quelques années à construire puis détruire un rond-point à quelques hectomètres de là, elle n’hésitera pas à défaire ce qui vient d’être fait pour le refaire autrement. Faire et défaire, c’est toujours travailler. Et puis ça ne coûte rien. Enfin, sauf aux contribuables aixois.

 

LafinCarrefour.jpg

Lundi 5 décembre 1 05 /12 /Déc 07:45

Il s’est sûrement trouvé des aixois qui étaient présents à l’école de Choudy à la fois le 26 octobre et le 3 novembre dernier. Le 26 octobre, c’était pour une réunion d’information de la CALB sur son chantier du Tillet. Le 3 novembre, c’était pour la réunion de quartier de la municipalité. Dans les deux cas, l’intervenant principal était le même, Dominique Dord. Une fois avec sa casquette de président de la CALB. Une fois avec sa casquette de député-maire. Dans les deux cas, il a beaucoup été question de problèmes de circulation. Déjà existants dans le quartier, ou à venir suite aux modifications envisagées dans le cadre du chantier du Tillet.

 

S’il y avait bien des aixois présents à ces deux réunions, ils ont alors pu entendre de leurs propres oreilles deux discours bien différents.

 

Dord le 26 octobre : l’idée est de couper la circulation entre l’avenue du Petit Port et le boulevard Barrier, et de faire du boulevard Garibaldi l’axe naturel de desserte du front de lac.

 

Dord le 3 novembre : il faut faire attention à ne pas concentrer toute la circulation sur le boulevard Garibaldi.

 

Deux dates à sept jours d’intervalle seulement. Et deux discours opposés. Belle leçon de « diplomatie politique ». Ou comment servir à son auditoire d’un soir la soupe qu’il veut entendre pour qu’il ne vous souffle pas trop dans les bronches. Quitte à raconter le contraire de ce qu'on avait dit une semaine plus tôt.


BdGaribaldi.jpg

Le boulevard Garibaldi à hauteur de l'école de Choudy

 

Note aux benêts

Si la circulation est bien coupée entre l’avenue du Petit Port et le boulevard Barrier, comme Dord le veut, il n’y aura pas à tortiller : la circulation sur ce secteur va forcément se retrouver concentrée sur le seul boulevard Garibaldi. Et ensuite sur les voies perpendiculaires qui desservent le front de lac lui-même.

Mercredi 2 novembre 3 02 /11 /Nov 07:45

EssorUne20octobre.jpg« Le stationnement gratuit, c’est fini » titrait l’Essor Savoyard le 20 octobre dernier. Pour le coup, l’hebdo local n’apprenait rien aux aixois. Enfin du moins à ceux qui utilisent leur voiture pour aller en ville, ou à ceux qui sont désormais contraints de mettre la main au porte-monnaie pour stationner à proximité de leur lieu d’habitation.

 

Mais en pages intérieures, on apprenait de la bouche de Renaud Beretti que la ville entendait bien récupérer les parkings de la rue Jean Monard et de la rue du Bain Henri IV (entre les thermes Chevalley et les anciens thermes). Récupérer, c'est-à-dire … racheter.

 

On a du mal comprendre. En 2008, dans leur programme de campagne, Dord et ses acolytes avaient inscrits au titre de leurs chantiers prioritaires la création d’un nouveau grand parking de centre ville. Puis fin 2008, ils avaient annoncé que c’était inutile, une étude ayant démontré qu’Aix les Bains comptait suffisamment de places de stationnement. On ne peut faire autrement que de noter au passage que le programme en question comportait donc des promesses sans rapport avec les besoins de la ville et de ses habitants. Ce qui dénote une méconnaissance de ceux-ci, surprenante de la part d’un maire en poste depuis 7 ans à l’époque. Sans doute passe-t-il trop de temps ailleurs qu’à Aix les Bains. Parenthèse refermée.

 

Alors, si la ville dispose de suffisamment de places de stationnement, pourquoi diable vouloir racheter les deux parkings cités plus haut ? Des parkings qui, depuis la privatisation (doublée d’un bradage) des thermes et leur vente à Valvital, sont la propriété de cette dernière. Qui n’en n’a pas franchement l’usage. Les 3 niveaux de parking souterrain de Chevalley suffisent amplement pour les curistes qui fréquentent l’établissement. Pour Bernard Riac, PDG de Valvital, voila une occasion supplémentaire de parfaire la très très bonne affaire qu’il a réalisée en rachetant les thermes et leur patrimoine pour 3 petits millions d’euros. Le voila maintenant qui va pouvoir revendre à des collectivités publiques, et au prix fort sans doute, des biens qui ne lui servent à rien et qu’il y a peu étaient encore la propriété de l’Etat.

 

Traduction : les contribuables vont devoir racheter, cher, des biens qui leur appartenaient il y a un an de cela, et qui ont depuis été bradés à une société privée. Cerise sur le gâteau : les parkings en question, une fois rachetés par la ville, deviendront très certainement payants. Non contents d’avoir du racheter ce qui leur appartenait plus cher que cela n’a été vendu, les contribuables devront en plus payer pour pouvoir en user !

 

Moralité (si on peut dire) : à Aix les Bains, mieux vaut être le riche patron d’une société thermale privée que modeste habitant contribuable.

 

 

LE MOT DE LA FIN

Le ton de cet article peut vous paraitre léger. Pourtant, il parle de choses graves. Graves et qui semblent laisser les aixois totalement indifférents. Depuis une quinzaine d’années, les collectivités publiques (état, région, département, ville) ont investis plusieurs dizaines de millions d’euros dans les thermes : construction de Chevalley, rénovation des anciens thermes … etc.

 

En 2011, les thermes Chevalley, des terrains, des parkings, une blanchisserie, les sources thermales … etc, on été bradés à Valvital pour … 3 millions d’euros ! C’est déjà suffisamment grave. Mais il faut croire que les décideurs ont décidé (!) de nous faire boire le calice jusqu’à la lie. Car maintenant que ce patrimoine public a été bradé au privé, voila qu’il faut le racheter en partie.

 

Payez braves gens, payez ! Plutôt trois fois qu'une. Et surtout n’oubliez pas de continuer à voter pour Dord : il ressemble tellement au portrait qu’on se fait du gendre idéal.

 

ParkingThermesHenriIV.jpg

Le parking de la rue du bain Henri IV était il y a encore quelques mois la propriété de l’état, donc des contribuables. Intégré au paquet bradé à Valvital pour 3 M€, il devrait bientôt être vendu par cette dernière, et donc racheté par … les contribuables ! Ce n’est ni un rêve, ni un cauchemar : ce n’est que la réalité d’une privatisation dont Dord se félicite, mais dans laquelle les contribuables, aixois et autres, ont laissé des dizaines de millions d’euros. Et visiblement ce n’est pas fini …

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